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Bazart Magazine Rencontre La couv' BA 205 : Hélène Lebéhot

La couv' BA 205 : Hélène Lebéhot


article paru le lundi 06 février 2017




Une artiste textile à fleur de peau

Quand elle ne travaille pas au Café des images à Hérouville Saint-Clair, Hélène Lebéhot file vers son cocon familial. Là où elle peut tisser sa toile dans un mouvement perpétuel pour accoucher d’une œuvre sensible et palpable. Loin de l’image vieillotte attachée au tricot, elle renverse les codes pour le sublimer.

De la danse improvisée au crochet

Bien qu’elle ait pris des cours de dessin aux Beaux-Arts de Caen, cette touche-à-tout est une autodidacte, surtout en matière de tricot artistique, avec lequel elle a débuté il y a maintenant 15 ans. Selon ses envies, elle entrelace à sa pelote de laine d’autres techniques (gravure, sérigraphie, peinture) : "Je commence par peindre à l’huile ou au fusain sur de grands formats puis c’est la danse qui me mène, le corps dialogue avec la toile". Sa gestuelle spontanée et exutoire est une libération à la manière d’un Pollock qui laisse la coulure s’exprimer et les formes imaginaires naître. Puis, elle reprend sa toile, la découpe en morceaux et la recoud jusqu’à obtenir une forme satisfaisante : "Je me suis mise au tricot artistique parce que la toile plate ne me suffisait pas comme moyen d’expression et pour que les gens puissent toucher cette matière en volume, comme une étoffe qui irait vers l’autre. C’est une écriture en soi, on tisse des liens". Au fil du temps, son parcours expérimental et "thérapeutique" s’est affiné au point de concrétiser ce qu’elle ressent profondément : "C’est une forme de relaxation, il faut être attentif à ce que l’on fait. Et puis, l’avantage du crochet, c’est que je peux travailler dans mon salon, près des miens, c’est mon nid… contrairement à la peinture". Parmi ses projets qui lui tiennent à cœur, l'association Entre les fils l’a promue marraine de guerre dans le cadre du centenaire de la guerre 14/18, le temps de broder des messages tricotés par des volontaires.

La couv’ : La trompe de Fallope est le fruit d'une invention textile qui a duré 9 mois, le temps d'une gestation. Il faut 80 mètres pour faire un tour ! Ode à la féminité, cet hommage crocheté fait partie de la série des Jardins suspendus.

Aurèle Ricard

C/O : helene-lebehot.fr

Mise à jour le Lundi, 06 Février 2017 15:48  

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