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Bazart Magazine Dossier Héloïse Queudeville-Leboeuf, danseuse au Conservatoire de Caen : La barre haute

Héloïse Queudeville-Leboeuf, danseuse au Conservatoire de Caen : La barre haute


article paru le mardi 30 septembre 2008




Comme beaucoup de petites filles, Héloïse rêvait de devenir danseuse étoile. Et comme beaucoup de petites filles, elle s'est lancée dans le classique. Mais elle, ne s'est jamais arrêtée en chemin. « Cette passion ne m'a pas quittée... Même si j'ai vite compris qu'il ne serait pas possible de devenir une étoile ! » Agée aujourd'hui de 15 ans, Héloïse a commencé la danse classique 11 ans plus tôt au sein d'une MJC.

Héloïse Queudeville-Leboeuf, danseuse au Conservatoire de Caen : La barre haute


Héloïse Queudeville, danseuse au Conservatoire de Caen

C’est au moment de son entrée en CE1 qu’elle a intégré le Conservatoire de Caen dans le cadre d’un cursus sports-études.

Pour la jeune fille, qui habite près d’Evrecy, dans le Calvados, l’année 2008 a coïncidé avec la fin d’un cycle d’études chorégraphiques et le début d’un nouveau. Maintenant qu’elle est au lycée, fini les horaires aménagés : ses cours de danse seront répartis en dehors du temps scolaire. « Ce sera peut-être plus difficile dans la mesure où il y aura la journée de cours juste avant. Mais je suis confiante car, jusqu’à présent, j’ai toujours réussi à m’adapter ! Il m’est d’ailleurs arrivé de me demander comment cela se serait passé si j’avais eu une scolarité normale. Désormais je crois que je vais vraiment pouvoir me rendre compte de la différence par rapport aux autres. »

La saison dernière, Héloïse avait au maximum deux heures de danse par jour en matinée. Outre la pratique classique, elle recevait notamment un enseignement de danse contemporaine et de culture musicale chorégraphique. A cela, venaient s’ajouter le spectacle de fin d’année, des petites représentations en collaboration avec des chorégraphes invités par le conservatoire, des rencontres chorégraphiques parfois, et des stages en dehors des études qui ont permis à la ballerine de croiser la route de gens comme Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile originaire de Caen.

Dilemme

« C’est un véritable plaisir d’avoir la possibilité de danser au quotidien. Les moments plus difficiles ont lieu surtout en période d’examens et de spectacles. Dans ce cas, la pression est partout. Et il faut faire attention à ne pas négliger son corps non plus : quand il est fatigué, il faut savoir l’écouter. Mes parents ont parfois un peu peur quand ils me voient me donner autant pour la danse. Cela dit, concernant mon avenir, ils sont prêts à me laisser faire mes propres choix. »

Et Héloïse songe déjà sérieusement à l’après-Bac. « Si j’ai l’opportunité d’intégrer une compagnie ou une école, je la saisirais. Mais j’ai conscience qu’il y a très peu de débouchés, surtout pour les filles, et que cela nécessite un gros investissement en termes de temps. » Hors de question donc pour elle de mettre ses études en suspens. La seule certitude aujourd’hui, c’est qu’Héloïse n’arrêtera pas la danse… tout simplement parce qu’elle ne se voit pas vivre sans ! D’ailleurs, pendant son temps libre, la jeune interprète fait aussi de la danse, avec un cours en plus par semaine dans une autre école. « Le problème c’est que si j’ai du temps pour faire autre chose, j’aurais tendance quand même à privilégier la danse ! » On ne se refait pas.

 

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