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Bazart Magazine Dossier Mylène Poulard, bassoniste au Conservatoire de Caen : Le basson, la rage au ventre

Mylène Poulard, bassoniste au Conservatoire de Caen : Le basson, la rage au ventre


article paru le mardi 30 septembre 2008




Mylène l'avoue : le basson est devenu une véritable drogue. La musicienne de 17 ans a du mal à lâcher prise, même pendant les grandes vacances. « Un jour, un prof m'a expliqué qu'à partir d'un moment on ne peut plus s'arrêter. Il avait raison ! Aujourd'hui, je ne sens même plus le poids du basson sur mes épaules, et pourtant j'ai des marques à force de le porter. Mais c'est mon instrument et je compte bien faire ma vie avec ! »

Mylène Poulard, bassoniste au Conservatoire de Caen : Le basson, la rage au ventre


Mylène Poulard, 17 ans, bassoniste au Conservatoire de Caen

Et pour Mylène, la musique est également un don. Lorsqu’elle est encore toute petite, son professeur de piano décèle chez elle l’oreille absolue. « Il m’a conseillé de continuer la musique, et comme je trouvais le piano très ennuyant, j’ai décidé de faire… de la natation ! » Mylène est revenue à la musique 5 ans plus tard, à l’occasion d’un stage où elle suivait sa sœur. « Il restait des places à l’atelier basson, donc j’y suis allée. J’ignorais complètement à quoi cela pouvait ressembler ! »

A 11 ans, elle a intégré l’école de musique d’Alençon, et quelques années après, le Conservatoire de Caen. « J’ai vite accroché car j’ai tout de suite senti le feeling avec cet instrument et aussi parce que ma progression a été plutôt rapide. » De la Seconde à la Terminale, elle a préparé un BAC technologique TMD (NDLR : techniques de la musique et de la danse). En horaires aménagés donc. « Grosso modo, en semaine, on avait les cours généraux le matin et le conservatoire l’après-midi. Les répétitions et les concerts de l’orchestre des élèves avaient lieu certains week-ends. Mais le samedi en général, c’était relâche, donc souvent cocooning pour moi ! »

La niche du basson français

Début août, la jeune instrumentiste, qui habite près d’Alençon, revenait d’un stage de basson « très intensif », et sortait d’une fin d’année scolaire à peu près similaire. « En plus du Bac, j’ai passé les 4 examens du Diplôme d’Etudes Musicales. Et avant cela, j’avais tenté les épreuves d’entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et à l’Orchestre Français des Jeunes. » Son DEM, elle l’a eu et son Bac également, avec mention « bien » d’ailleurs. Elle attendait désormais la mi-septembre pour savoir où elle allait faire sa rentrée : en licence au Conservatoire de Paris ou bien en cycle de perfectionnement au Conservatoire de Caen.

« Quand je travaille, je m’y mets sérieusement. En musique, il faut avoir la rage pour réussir. » Et la rage, Mylène sait qu’il va encore lui en falloir pour réaliser son projet professionnel. Car, précision importante, elle joue du basson français. Or, celui-ci ne se pratique quasiment qu’en France. Dans le reste du monde, c’est le basson allemand, au son plus limpide, qui est préféré. « Il faut avoir de la hargne pour se faire accepter. Et mon objectif, c’est de percer en tant que soliste basson français et de jouer avec un orchestre, voire plusieurs. Cela peut paraître très ambitieux, mais il faut se donner un but pour avancer. »

 

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