Hip Hop : la citoyenneté en seine
Faire découvrir la culture hip hop et faire tomber les préjugés, tels sont entre autres les objectifs d’Arab Yassine, 22 ans, président d’Espoir Jeunes. L’association se démène depuis 2009 pour rendre la culture accessible à tous et promouvoir la citoyenneté auprès des jeunes. Le 24 février, elle lancera la 3e édition de son festival Hip Hop en Seine au Hangar 23 à Rouen.
Bazart Mag’ : Comment avez-vous créé ce festival ?
Arab Yassine : Avant de créer l’association, nous avions tous en commun l’envie de mettre en place quelque chose sur Rouen. Étant donné que localement, on n’accorde pas forcément la place qu’elle mérite à la culture hip hop, pourquoi ne pas créer un événement sur ce thème ? L’idée était de réunir des jeunes talents de la ville et de la région afin de leur permettre de monter sur une vraie scène. Qu’on l’aime ou pas, la culture hip hop est très riche. Nous voulons offrir l’opportunité à ceux qui ne la connaissent pas de la découvrir et à ceux qui ont des préjugés de se faire leur propre opinion.
BM’ : Qu’est-ce qui nous y attend ?

A.Y : La programmation n’est pas encore totalement bouclée mais il y aura 4 ou 5 parties dans la soirée. Nous avons une piste pour un spectacle de Double Dutch (corde à sauter), ainsi que pour un groupe local de R’n’B soul qui s’appelle Prestige. Ils sont très pros et ont même participé à une émission de jeunes talents à la télévision. Enfin, nous devrions avoir comme chaque année notre chanteur à nous, notre coqueluche : Dokou. Pour autant, Hip Hop en Seine n’est pas un concert entre amis, c’est un festival à part entière. Dokou est un véritable artiste, avec toutes les qualités qu’on peut imaginer. Je ne comprends pas qu’il ne soit pas encore plus connu. Au programme de la soirée, il devrait également y avoir de la danse…
BM’ : Quelles sont les valeurs propres au festival et plus généralement à l’association Espoir jeunes ?
A.Y : Nous souhaitons rendre la culture accessible à tous. Les lycéens pourront acheter leur place avec la carte région. Une navette gratuite sera mise en place par la TCAR pour amener et raccompagner nos spectateurs. Avant toute chose, nous mettons en place des projets socio-culturels, sportifs, musicaux, mais aussi d ’ éducation à la citoyenneté. Nous travaillons en ce moment à la création d'un “Passeport jeune citoyen” qui va être testé au sein du collège Camille Claudel. Chaque année, 150 000 jeunes sortent du système scolaire sans diplôme. Ce passeport sera un lien entre nous et les collégiens, pour faire face aux difficultés qu’ils rencontrent, au collège comme chez eux, et trouver un moyen de les aider à ne pas en arriver là. L’ambition d’Espoir jeune va donc bien au-delà d’un simple festival Hip hop.
Marie Lemé
>> Vendredi 24 février, 20h30 au Hangar 23
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