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Bazart Magazine Actu Passages de témoins
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Passages de témoins


article paru le vendredi 01 juillet 2011




D’ici et d’ailleurs

Du 12 au 15 mai la deuxième édition de Passages de témoins s’est déroulée à Caen. Le programme s’attachait à faire voyager les visiteurs sur le thème “Être né quelque part”.

 

En ce dimanche 15 mai, dernier jour de Passages de témoins, le temps est hésitant. Les animations, conférences, pièces de théâtre ou séances de dédicaces qui clôturent le salon du livre de la Ville de Caen, se déroulent entre deux courants d’air. Le thème de cette édition 2011, “Être né quelque part”, engage à réfléchir, débattre, voyager…

Théâtre de poche et histoires de chat

Un peu avant 10h, salle de l’Échiquier : une trentaine de parents patiente avec leurs marmots devant la vieille église. Ils attendent la lecture-théâtre Ma langue au chat, prévue dans le cadre du Théâtre de poche, la programmation à vocation familiale de Passages de témoins. Petit à petit, tous s’installent dans le noir. Il fait sombre, il pleut, les deux comédiens de la Compagnie Tutito Teatro ont perdu leur chat… Quelques pleurs et rires, les enfants sont circonspects et attentifs. Autour de l’histoire du chat Kirimatou ou du petit garçon déguisé en chat Mikamaka, les deux comédiens parlent de tristesse, d’amitié, de fleurs ou encore d’amour. Ils illustrent leurs lectures d’une gestuelle comique, miment, hennissent, dansent le cha-cha-cha et cherchent la souris ! Évidemment, à la fin, “Minou” a été retrouvé.

La Normandie inspiratrice

Ecrivains normands venus d’ailleurs ou inspirés par “l’ailleurs” comme par la Normandie ? L’association Pages et Paysages invite Marie-Odile Laîné et Christophe Tostain à donner la parole à Flaubert, Senghor, Ernaux ou Duras. Ici, l’ambiance est recueillie, le Café Mancel fait salle comble. Les deux lecteurs se répondent, la voix est claire, les mots coulent. On saura que Duras aimait la Baie de Seine et ses prés salés, que le pont de Tancarville ou la côte normande ont inspiré ses écrits, Ecoulement du temps, place laissée aux souvenirs, chambre et eau sont omniprésents chez celle qui se nomme elle-même “Marguerite Duras de Trouville”.

Entre jardin Majorelle et chapiteau

Sous le chapiteau, la foule est clairsemée et détendue. Les écrivains attendent patiemment leurs admirateurs pour les traditionnelles séances de dédicaces. En fin d’après-midi, le vent a chassé les nuages, les visiteurs sont plus nombreux. Florence et Bénédicte Dupuis, de la librairie Hémisphères, spécialisée dans les livres de voyages, sont ravies : “Le public était au rendez-vous. Ce thème “être né quelque part” convient parfaitement à notre librairie : nous avons pu mettre en avant nos coups de cœur. Philippe Grimbert , Laure Adler ou Dany Laferrière ont eu beaucoup de succès.” Pour finir, un tour dans le Jardin bleu “Majorelle” où entre rose des vents, ateliers d’écriture, doux parfum de fleur d’oranger et rencontres avec des immigrés, la question de l’altérité et de l’acceptation de celui qui est né “ailleurs”, se pose vraiment.

Marianne Riou

Mise à jour le Lundi, 27 Juin 2011 13:41