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Bazart

La couv' BA 186 : Camille Thibert


article paru le lundi 02 mars 2015




Camille Thibert, en pointillés…

Ingénieure paysagiste et plasticienne Land art, Camille Thibert passe de l’infiniment petit à l’infiniment grand, de l’intérieur à l’extérieur, de l’atelier aux espaces naturels avec grâce et pudeur.

La nature la démange depuis son enfance, passée à Lisieux. Elle construisait déjà des cabanes dans le jardin de ses parents et s’adonnait aussi au dessin avec plaisir. Elle intègre naturellement une école de paysagiste et complète sa formation à la prestigieuse Ecole Boulle pour se spécialiser dans le design d’espace. En 2012, le festival Les Hétéroclites lance sa carrière. En à peine 3 ans, s’en suivent d’autres installations, sur la montagne de Reims, dans les jardins d’Allariz en Espagne, etc. Poète des temps modernes, Mathilde est attirée par les formes simples et l’Arte Povera*. Armée d’un ciseau à bois, de biceps et de patience, elle modélise et accentue les aspérités de ses matériaux trouvés sur les plages et dans les forêts : bois flotté, galets, branches mortes, terre, mousse,... pour apporter un nouveau regard sur les lieux et par son art « faire passer des messages sur l’environnement ».

Une rencontre décisive oriente le second volet de son œuvre, celle d’Art Plume. Installée en résidence depuis 3 ans au sein de ce collectif d’artistes pluridisciplinaires, elle se met à la perceuse ! Ses tableaux en creux sont réalisés sur des petits châssis en bois, peints en blanc, sur lesquels elle dessine des visages. Puis, elle perce son esquisse de trous aux allures pointillistes, jouant sur les zones d’ombre et de lumière. Son envie du moment est de transposer ses tableaux dans le paysage, comme elle l’a fait avec l’installation balnéaire L’homme qui semait des cailloux, en hommage à Stéphane Hessel. Ainsi, l’atelier prend ses quartiers d’été et le permanent vole vers l’éphémère…

La couv’ : Cet autoportrait est une prouesse technique ! La profondeur de champ, qui figure un visage renversé et les racines de bois brut incrustées dans le tableau, sont aussi énigmatiques que son auteur…

Aurèle Ricard

* Mouvement artistique italien

C/O : camillethibert.com

Mise à jour le Lundi, 02 Mars 2015 17:11  

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