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La couv' BA 155 : Charabia


article paru le mercredi 01 février 2012




Du charabia à l'intelligible

Derrière ce pseudonyme intrigant se cache Vanessa Guérard, une artiste peintre qui souhaite conserver toute sa spontanéité.



Ce surnom lui est venu d'une remarque de son fils lorsqu'elle était traductrice et qu'il l'entendait parler régulièrement en anglais : « Un jour, il m'a dit mais Maman, arrête de faire du charabia ! » nous explique Vanessa. Depuis, c'est ainsi que tout le monde la surnomme. C'est également son fils l'initiateur de son goût pour la peinture grâce à la création d'un carrousel en forme de dinosaure pour un déguisement. Elle y a pris beaucoup de plaisir et s'est décidé à se lancer sur sa première toile, il y a cinq ans. « Au début, ce n'était qu'un loisir, puis c'est devenu au fil du temps quelque chose de plus profond, du domaine du besoin, une sorte d'exutoire ». Dans le processus de création, cette artiste autodidacte n'a pas de projet précis, la démarche est très intuitive. Tout commence par une ligne qui traverse la toile, puis une deuxième... et ensuite viennent s'ajouter quelques couleurs. L'imaginaire parle, le confus s'ordonne et l'œuvre apparaît au fur et à mesure, « Cela se fait hors de moi », précise-t-elle. Pas de fil conducteur pour cette artiste, à part peut-être le rapport entre l'homme et la nature. La couv', Fuite de lignes, en est une interprétation, avec un autoportrait situé dans la ville et la végétation. Avec cette ligne qui fuit du cerveau, l'artiste y voit une référence au questionnement écologique. « Mais, le spectateur peut y voir ce qu'il veut, y mettre sa propre histoire ». Et, c'est tout l'intérêt qu'elle y trouve, confronter les interprétations de chacun. N'hésitez pas à lui présenter la vôtre...

Exposition au Café de l'Epoque à Rouen du 09/03 au 06/04

C/O : charabia76.blogspot.com

Mise à jour le Lundi, 13 Février 2012 15:57